Page 92 - Architectures vivre-Novembre
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MAISON | TENDANCES 2019







































          Tel un monolithe, le volume de
          béton brut s’inscrit selon une
          logique de soutènement, dans la
          déclivité du terrain. L’accès se fait
          à pied par des escaliers.
















                u commencement était le béton, celui qu’un couple      UNE TOPOGRAPHIE QUI EN IMPOSE
                vivant près de Vienne apprécie au détour de la lecture   La parcelle est issue de la division d’une partie du vaste
         Adu numéro 54 d’Architectures À Vivre. La maison sté-  parc d’une propriété appartenant à la famille d’Émilie, dont
          phanoise publiée est celle que Stéphanie et Éric David – qui   la maison de maître nécessite de lourds travaux de restau-
          œuvraient alors sous le nom de YES architectes – avaient   ration. La vente de ce petit lotissement en cœur d’îlot per-
          conçue pour eux-mêmes. Le temps a passé, l’agence est de-  met de les financer. Le couple choisit le plus reculé des cinq
          venue A-MAS, Architecture Manufacturée À Saint-Étienne.   lots, le plus boisé et celui qui restera aussi le plus tranquille
          Lorsque l’opportunité de construire leur propre demeure se   malgré les nouvelles constructions à venir. La majeure partie
          présente, Émilie et Romain, qui vivent alors en appartement,   des 1 800 mètres carrés du terrain est marquée par une très
          se tournent naturellement vers les auteurs de ce projet qui   forte pente de 45 % qui va dicter l’implantation et l’organisa-
          leur est resté en tête. Sa problématique d’implantation dans   tion  intérieure  des  espaces.  Pour  Éric  David,  il  s’agissait  de
          la pente et sa matérialité font écho, d’une part, au terrain avec   « conserver l’esprit et l’histoire du site ». En conséquence, la
          lequel ils doivent composer, et d’autre part, à leur choix arrêté   construction tire parti de plateformes préexistantes : le vo-
          du béton, souhaitant une esthétique brute, voire brutaliste. Le   lume monolithique encastré dans le sol reprend le rôle d’un
          programme se limite quant à lui à « une grande pièce à vivre,   ancien mur de soutènement. Les conditions d’accès au chan-
          des chambres pour la famille et les amis et un espace de jeu ».  tier étant difficiles, les architectes ont imaginé dans un pre-


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